La fin anticipée d’un CDD pour accepter un CDI répond à des règles précises du droit du travail. Le terme de démission reste courant dans les recherches, mais le cadre juridique vise surtout la rupture anticipée du contrat à durée déterminée à l’initiative du salarié, dans les cas autorisés par la loi.
Les sources les plus utiles convergent sur ce point, notamment le Code du travail, le Code du travail numérique, Service-Public.fr, ainsi que plusieurs modèles publiés ou mis à jour entre 2024 et 2026. Les sections suivantes détaillent le motif légal, le contenu du courrier, les justificatifs attendus et le calcul du préavis. Pour aller plus loin, le tableau ci-dessous résume les principales options.
| Méthode | Utilité | Démarche | Coût |
|---|---|---|---|
| Lettre de rupture anticipée | Formaliser le départ pour embauche en CDI | Courrier daté, signé, avec motif légal et préavis | Gratuit |
| Contrat de travail CDI | Prouver l’embauche définitive | Joindre une copie au courrier | Gratuit |
| Promesse d’embauche | Justifier un futur CDI avant signature finale | Transmettre une copie avec la lettre | Gratuit |
| Envoi recommandé ou remise contre décharge | Donner une date certaine à la notification | LRAR ou remise en deux exemplaires signés | Variable |
| Calcul du préavis | Fixer la date de départ conforme à la loi | 1 jour ouvré par semaine, plafond de 2 semaines | Gratuit |
À retenir
Peut-on faire une lettre de démission CDD pour CDI ?
Le vocabulaire courant parle souvent de lettre de démission CDD pour CDI, mais le droit du travail retient une autre qualification. L’article L.1243-2 du Code du travail autorise le salarié à rompre son CDD avant son terme s’il justifie d’une embauche en CDI. Le principe inverse demeure la règle générale : un CDD ne se rompt pas librement avant sa date de fin, sauf exceptions prévues par la loi ou accord entre les parties. Pour aller plus loin, la distinction entre démission et rupture anticipée mérite d’être précisée.
Pourquoi il faut parler de rupture anticipée du CDD plutôt que de démission
Le terme démission s’applique d’abord au CDI. Plusieurs sources récentes, dont LegalPlace le 27/02/2024 et Shine le 28/10/2024, rappellent qu’en CDD il faut parler de rupture anticipée à l’initiative du salarié. Cette précision ne relève pas d’un simple choix rédactionnel. Elle permet d’indiquer le bon fondement légal, d’éviter un courrier trop vague et de sécuriser la date de départ. Un courrier imprécis peut rester compréhensible en pratique, mais une formulation exacte réduit les contestations. Pour aller plus loin, le motif légal doit apparaître clairement dans le corps de la lettre.
Dans quel cas l’embauche en CDI permet de quitter un CDD
L’embauche en CDI constitue l’un des cas expressément admis par la loi pour rompre un CDD avant son terme. Le Code du travail numérique précise que cette possibilité vaut seulement si le salarié justifie de son embauche en CDI, et seulement en CDI. Les autres cas autorisés restent limités : accord avec l’employeur, faute grave, force majeure ou inaptitude constatée par le médecin du travail. Résilier.com, mis à jour le 18/02/2025, rappelle aussi qu’une rupture conventionnelle n’est pas possible en CDD. Pour aller plus loin, la rédaction du courrier doit reprendre ce cadre sans ambiguïté.
Comment rédiger une lettre de rupture anticipée du CDD pour un CDI
Une lettre efficace reste courte, datée et complète. Elle identifie le CDD, mentionne l’embauche en CDI et annonce la volonté de rompre le contrat par anticipation conformément à l’article L.1243-2. Les modèles publiés par le Code du travail numérique, Hellowork ou LegalPlace suivent une structure proche : identité du salarié, identité du destinataire, objet, rappel du contrat concerné, justificatif joint, préavis applicable et demande des documents de fin de contrat. Pour aller plus loin, chaque bloc du courrier a une utilité précise.

Quel texte mettre dans une lettre de rupture anticipée de CDD ?
Le texte doit rester factuel. Il peut indiquer que le salarié informe l’employeur de sa décision de rompre de manière anticipée le CDD en raison d’une embauche en CDI, avec copie du contrat ou de la promesse d’embauche jointe. Le Code du travail numérique recommande un objet explicite, par exemple « rupture anticipée du CDD suite à une embauche en CDI ». Cette formulation identifie immédiatement la base légale et le contexte. Une phrase sur la date de fin du préavis ou sur la demande de dispense peut ensuite compléter le courrier. Pour aller plus loin, certaines mentions renforcent la lisibilité du document.
Quelles mentions obligatoires ajouter dans le courrier
Les mentions les plus souvent retenues par les modèles récents sont les coordonnées complètes du salarié et de l’employeur, le lieu, la date, l’objet du courrier et la signature. LegalPlace recommande aussi d’indiquer la date de signature du CDD, le poste occupé, la date de début du contrat et la date de fin initiale si le terme est précis. Pour un terme imprécis, la durée minimale et l’événement mettant fin au contrat peuvent être rappelés. Ces éléments facilitent l’identification exacte du contrat concerné. Pour aller plus loin, le motif légal doit être formulé sans approximation.
Quel motif légal indiquer pour une rupture anticipée du CDD
Le motif à inscrire doit reprendre la formule juridique utile : rupture anticipée du CDD pour embauche en CDI. La référence à l’article L.1243-2 du Code du travail apparaît dans de nombreux modèles, dont ceux de Banque Française Mutualiste, Hellowork et Advyse. Cette mention n’est pas toujours impérative sur la forme, mais elle clarifie immédiatement la base du départ. Il est préférable d’éviter un motif trop général, comme « démission » seul, qui ne précise ni l’exception légale ni la justification produite. Pour aller plus loin, la valeur du dossier repose aussi sur les pièces jointes transmises avec la lettre.
Quels justificatifs faut-il joindre à la lettre de démission CDD pour CDI ?
La rupture anticipée pour CDI suppose une justification concrète. Les modèles et articles consultés retiennent principalement deux preuves, le contrat de travail ou la promesse d’embauche. LegalPlace indique que ces documents suffisent à démontrer l’embauche et ajoute que si le CDI n’aboutit finalement pas, le salarié ne sera pas pénalisé pour avoir quitté son CDD sur cette base. Cette précision limite un risque souvent mal compris. Pour aller plus loin, la promesse d’embauche mérite une attention particulière lorsque le contrat définitif n’est pas encore signé.
Comment utiliser une promesse d’embauche pour quitter un CDD
Une promesse d’embauche peut servir de justificatif lorsqu’elle établit une future embauche en CDI. Les contenus de LegalPlace et Hellowork la citent expressément comme pièce jointe recevable, au même titre que le contrat de travail. Dans la pratique, il reste utile de joindre une copie lisible et de mentionner ce document dans le corps de la lettre. Cette méthode permet d’expliquer pourquoi le départ intervient avant la signature finale du CDI. Pour aller plus loin, la question suivante porte sur le préavis, qui continue en principe à s’appliquer sauf accord plus favorable.
Faut-il un préavis pour quitter un CDD après une embauche en CDI ?
La rupture anticipée d’un CDD pour CDI n’autorise pas un départ immédiat dans tous les cas. Le Code du travail numérique rappelle une règle simple : le salarié respecte un préavis de 1 jour ouvré par semaine, avec un plafond de 2 semaines. Ce calcul varie selon que le contrat comporte une date de fin précise ou non. L’employeur et le salarié peuvent toutefois convenir d’un préavis plus court, voire d’une dispense totale. Pour aller plus loin, le mode de calcul doit être distingué selon la nature du CDD.
Comment calculer le préavis d’un CDD pour un CDI
Si le CDD prévoit une date de fin, le préavis se calcule à raison d’1 jour ouvré par semaine selon la durée totale du contrat, renouvellement compris. Si le contrat ne prévoit pas de date de fin, le calcul porte sur la durée déjà effectuée. Dans tous les cas, la durée maximale reste fixée à 2 semaines. Résilier.com donne un exemple concret : pour un CDD de 6 semaines, le préavis est de 6 jours. Ce cadre offre une base claire pour fixer la date de départ. Pour aller plus loin, il faut ensuite annoncer cette date de manière précise dans le courrier.
Comment annoncer la date de départ et le préavis
La lettre doit indiquer le préavis applicable et la date de départ envisagée. Banque Française Mutualiste propose une formulation directe : le salarié rappelle le délai de préavis en jours puis précise qu’il quittera l’entreprise à telle date au soir. Cette précision évite les malentendus sur le dernier jour travaillé. Il reste utile de vérifier le point de départ effectif de la notification, car Service-Public.fr rappelle que le préavis court à partir de la réception de la lettre par l’employeur. Pour aller plus loin, une dispense partielle ou totale peut aussi être demandée.
Comment négocier une dispense de préavis
Le salarié peut demander une réduction ou une dispense de préavis, mais l’employeur doit l’accepter. Le Code du travail numérique mentionne expressément la possibilité d’un préavis plus court ou d’un départ sans préavis d’un commun accord. Les modèles de LegalPlace, Shine et Advyse prévoient cette option sous forme d’une demande intégrée à la lettre, avec une date de départ souhaitée. Une rédaction sobre suffit : demande de libération de tout ou partie du préavis, sous réserve d’accord écrit. Pour aller plus loin, le mode d’envoi du courrier sert aussi à prouver la date de réception.
Comment envoyer une lettre de démission CDD pour CDI ?
Le droit n’impose pas toujours une forme unique, mais l’écrit reste la solution la plus sûre. Les modèles recommandent la lettre recommandée avec accusé de réception ou la remise en main propre contre décharge. Ces deux méthodes donnent une date certaine et facilitent le calcul du préavis. Hellowork, Banque Française Mutualiste et le Code du travail numérique reprennent cette pratique de manière constante. Pour aller plus loin, chaque mode d’envoi présente des conséquences pratiques différentes.
Lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge
La LRAR fournit une preuve classique de l’envoi et de la réception. La remise en main propre contre décharge fonctionne aussi, à condition d’être formalisée correctement. Banque Française Mutualiste précise qu’il faut alors préparer 2 exemplaires de la lettre, puis faire écrire à l’employeur la mention manuscrite « lettre reçue en mains propres le… », accompagnée de sa signature, avant de récupérer immédiatement un exemplaire. Cette méthode évite le délai postal et fixe une date de notification plus rapide. Pour aller plus loin, le refus éventuel de l’employeur soulève une question distincte.

L’employeur peut-il refuser une lettre de démission CDD pour CDI ?
Un employeur peut contester les modalités d’un départ, mais il ne peut pas écarter un motif légal correctement justifié. Si la lettre vise une embauche en CDI, si la preuve est jointe et si le préavis est respecté, le cadre posé par l’article L.1243-2 s’applique. En revanche, un départ sans motif autorisé ou sans préavis peut exposer le salarié à un litige. Résilier.com rappelle qu’en cas de rupture abusive, des dommages et intérêts peuvent être réclamés devant le conseil de prud’hommes. Pour aller plus loin, il faut distinguer le refus du courrier et le refus des conditions de départ.
Que faire si l’employeur refuse le départ anticipé
Si l’employeur refuse le départ anticipé malgré un motif légal et une pièce justificative, il reste utile de conserver toutes les preuves, notamment la lettre, l’accusé de réception ou la décharge, ainsi que la copie du justificatif de CDI. Le désaccord porte alors souvent sur le calcul du préavis ou sur la date de fin réelle du contrat. Une réponse écrite, rappelant le fondement légal, peut clarifier la situation. En cas de blocage persistant, le conseil de prud’hommes peut trancher le litige. Pour aller plus loin, le non-respect du préavis crée un risque spécifique.
Quels sont les risques en cas de préavis non respecté
Le non-respect du préavis peut exposer le salarié à une contestation par l’entreprise. Résilier.com indique qu’une rupture sans motif valable ou en dehors du cadre légal peut conduire à une demande de dommages et intérêts après décision du conseil de prud’hommes. Le risque dépend des circonstances, notamment de l’absence de justificatif, d’un départ immédiat non autorisé ou d’un calcul erroné du délai. Un accord écrit de dispense réduit fortement cette incertitude. Pour aller plus loin, il convient aussi d’anticiper les documents à récupérer à la fin du contrat.
Quels documents de fin de contrat demander
La fin d’un CDD, y compris en cas de rupture anticipée pour CDI, doit donner lieu à la remise de plusieurs documents. Les modèles récents citent de façon constante le certificat de travail, le reçu pour solde de tout compte et l’attestation employeur destinée à France Travail. Hellowork, Advyse et le Code du travail numérique reprennent cette liste. Il reste utile de demander ces documents directement dans le courrier, afin de préparer la sortie administrative et de disposer d’une trace écrite. Pour aller plus loin, la demande peut aussi viser la date effective de remise des documents si le départ intervient rapidement.
Le point décisif tient à la qualification correcte de la démarche : un CDD ne se quitte pas par démission au sens du CDI, mais par rupture anticipée fondée sur un motif légal. L’embauche en CDI, justifiée par un contrat ou une promesse d’embauche, ouvre ce droit sous réserve du préavis, limité à 2 semaines au maximum. Une lettre précise, envoyée avec preuve de réception, réduit les contestations et facilite l’obtention des documents de fin de contrat.

