Pour devenir taxi, il faut suivre un parcours précis comprenant une formation agréée, la réussite d’un examen professionnel et l’obtention d’une carte délivrée par la préfecture. Ce métier offre une réelle autonomie, avec la possibilité de travailler à son compte ou en location de licence. Le parcours peut paraître technique, mais il reste accessible à toute personne motivée par la conduite et le contact humain. Découvrons ensemble les étapes clés pour exercer légalement comme chauffeur de taxi et démarrer votre activité dans les meilleures conditions.
| Étape | Détail clé |
|---|---|
| 1. Conditions d’accès | Être majeur, titulaire du permis B depuis plus de 3 ans et avoir un casier judiciaire vierge. |
| 2. Formation | Suivre une formation dans un centre agréé pour préparer l’examen CCPCT. |
| 3. Examen professionnel | Passer le CCPCT (Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi). |
| 4. Carte professionnelle | Faire la demande à la préfecture après réussite de l’examen. |
| 5. Licence | Acheter, louer ou obtenir une autorisation de stationnement (ADS). |
| 6. Statut juridique | Choisir entre auto-entrepreneur, société ou salarié. |
| 7. Démarrage d’activité | S’équiper, assurer le véhicule et commencer à exercer. |
- Le CCPCT est indispensable pour exercer le métier de taxi en France.
- La carte professionnelle est délivrée par la préfecture du département où vous comptez travailler.
- Une licence de taxi peut être achetée, louée ou obtenue gratuitement après plusieurs années d’attente.
- Le choix du statut (indépendant ou salarié) influence vos revenus et votre autonomie.
Quelles sont les étapes à suivre pour devenir chauffeur de taxi ?
Remplir les conditions d’accès au métier
Avant d’entamer une formation, certaines conditions sont obligatoires. Vous devez être âgé d’au moins 21 ans, détenir un permis de conduire catégorie B depuis plus de 3 ans, et posséder un casier judiciaire vierge (bulletin n°2). Un certificat médical délivré par un médecin agréé est aussi nécessaire pour prouver votre aptitude à la conduite professionnelle.
Suivre une formation professionnelle agréée
La formation taxi se déroule dans un centre agréé par la DREAL ou la préfecture. Elle prépare aux épreuves du CCPCT, à la réglementation du transport public particulier, à la sécurité routière et à la gestion d’entreprise. En moyenne, la formation dure entre 150 et 250 heures, selon le centre choisi, et coûte environ 1 500 à 2 000 euros.
Certaines aides peuvent être accordées, comme le CPF (Compte Personnel de Formation) ou des financements par Pôle emploi pour les personnes en reconversion.
Réussir l’examen du certificat de capacité professionnelle (CCPCT)
L’examen du CCPCT est organisé par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA). Il comporte deux parties :
- Épreuves théoriques (réglementation, sécurité, gestion, français, anglais).
- Épreuve pratique (mise en situation de conduite et accueil client).
Une moyenne générale de 10/20 est exigée pour être admis. En cas d’échec, vous pouvez repasser les unités non validées.
Obtenir la carte professionnelle de chauffeur de taxi
Une fois l’examen réussi, vous devez déposer une demande de carte professionnelle auprès de la préfecture. Cette carte prouve votre aptitude à exercer le métier dans un département précis. Elle est valable 5 ans et renouvelable après un stage de mise à jour obligatoire. Le délai d’obtention varie de 2 à 6 semaines selon les départements.
Acquérir ou louer une licence (autorisation de stationnement)
La licence de taxi, appelée autorisation de stationnement (ADS), est indispensable pour exercer. Trois solutions existent :
- L’obtenir gratuitement auprès de la mairie, mais le délai d’attente peut dépasser 10 ans.
- La racheter à un autre taxi (prix entre 30 000 et 120 000 euros selon la ville).
- La louer à un exploitant déjà titulaire d’une licence.
| Type d’accès | Délai moyen | Coût estimé |
|---|---|---|
| Attribution municipale | 5 à 10 ans | Gratuit |
| Achat à un titulaire | 1 à 3 mois | 30 000 à 120 000 € |
| Location de licence | Immédiat | 1 000 à 2 000 €/mois |
Choisir son statut et créer son activité
Après obtention de la carte et de la licence, vous devez choisir un statut juridique pour exercer.
- Auto-entrepreneur : idéal pour débuter, charges allégées mais chiffre d’affaires limité.
- Entreprise individuelle (EI) : plus flexible, mais avec des cotisations plus élevées.
- Société (EURL, SASU) : adaptée si vous comptez embaucher ou acheter plusieurs véhicules.
Cette étape inclut aussi l’immatriculation de votre activité auprès de la CMA et la souscription à une assurance professionnelle.
S’équiper et démarrer son activité de taxi
Pour travailler, il faut un véhicule conforme aux normes :
- Taximètre homologué.
- Lumignon lumineux sur le toit.
- Terminal de paiement électronique.
- Carnet de reçus et affichage des tarifs.
Le véhicule doit aussi passer un contrôle technique annuel spécifique. Une fois équipé et assuré, vous pouvez exercer librement sur la voie publique, en station ou sur réservation.
Quel est le rôle d’un chauffeur de taxi au quotidien ?
Le chauffeur de taxi transporte des passagers dans le respect des règles du transport public particulier. Il gère les trajets, encaisse les paiements et veille à la satisfaction du client. Il doit connaître parfaitement son secteur géographique, gérer les périodes d’affluence et adopter une conduite sécurisée et agréable.
Quelles sont les conditions pour exercer ce métier ?
Le métier exige une bonne santé physique, un casier judiciaire vierge, une carte professionnelle en cours de validité et un véhicule conforme. L’entretien du véhicule et la relation client sont des aspects essentiels du quotidien.
Quelle formation suivre pour devenir taxi ?
La formation doit être suivie dans un centre agréé et dure environ 4 à 6 semaines. Elle aborde la réglementation, la géographie locale, la gestion, la sécurité routière et la relation client. Le coût moyen est de 1 800 €, avec des financements possibles via le CPF.
Comment se déroule l’examen du certificat de capacité professionnelle ?
L’examen comprend plusieurs modules évaluant les connaissances réglementaires et pratiques. L’épreuve théorique se passe sur ordinateur (QCM), tandis que l’épreuve pratique se déroule en véhicule. Le taux de réussite national avoisine 65 %.
Comment obtenir sa carte professionnelle de taxi ?
Le dossier est à déposer en préfecture, avec justificatifs d’identité, permis B, certificat médical, attestation de réussite à l’examen et photo d’identité. Une fois validé, la carte professionnelle est envoyée sous 3 à 6 semaines.
Comment obtenir une licence ou une autorisation de stationnement ?
Vous pouvez faire une demande d’inscription sur liste d’attente municipale ou acheter une licence d’occasion à un chauffeur souhaitant arrêter. Le prix dépend de la ville et du potentiel commercial du secteur.
Quel budget prévoir pour devenir taxi ?
Le budget global pour se lancer se situe entre 40 000 et 120 000 euros, selon le mode d’accès à la licence et le véhicule choisi.
| Poste de dépense | Montant estimé |
|---|---|
| Formation + examen | 2 000 € |
| Carte professionnelle | 50 € |
| Achat véhicule équipé | 25 000 à 50 000 € |
| Licence (achat ou location) | 30 000 à 120 000 € |
| Assurance et entretien annuel | 2 000 à 4 000 € |
Quel statut choisir pour exercer comme taxi ?
Le choix dépend de vos ambitions et de votre budget. Le statut d’auto-entrepreneur convient pour débuter, mais limite les revenus. Les sociétés (EURL, SASU) permettent d’investir et de développer une flotte. Le statut salarié reste possible si vous conduisez pour une société de taxis.
Combien gagne un chauffeur de taxi en France ?
Les revenus dépendent de la ville, du statut et du volume de travail. En moyenne, un taxi indépendant gagne entre 2 000 et 3 500 euros nets par mois après charges. En région parisienne, les revenus peuvent être plus élevés, mais les coûts d’exploitation le sont aussi.
Quelles sont les différences entre taxi et VTC ?
| Critère | Taxi | VTC |
|---|---|---|
| Autorisation | Licence (ADS) obligatoire | Enregistrement VTC |
| Tarifs | Réglementés par arrêté préfectoral | Libres |
| Stationnement | Autorisé sur la voie publique | Sur réservation uniquement |
| Formation | CCPCT obligatoire | Formation VTC spécifique |
| Signal lumineux | Oui | Non |
Quels sont les avantages et les inconvénients du métier de taxi ?
Le métier offre autonomie, liberté de gestion et contact humain, mais implique aussi des coûts d’entretien élevés, des horaires étendus et une forte concurrence. L’indépendance séduit de nombreux candidats, mais la rigueur administrative et la discipline sont indispensables.
Le métier de taxi offre-t-il de bonnes perspectives d’avenir ?
Le secteur reste stable, notamment dans les grandes agglomérations et les zones touristiques. La demande pour les transports de proximité et les trajets médicaux conventionnés soutient l’activité. L’arrivée des véhicules hybrides et électriques modernise aussi la profession.

