Vous pouvez exercer une activité réduite pendant le chômage ou un arrêt maladie, mais uniquement dans certaines conditions strictes. En arrêt, toute activité est généralement interdite sauf accord explicite de la CPAM. En situation de chômage, Pôle emploi autorise un nombre d’heures limité avec déclaration obligatoire. Dans les deux cas, le respect des plafonds d’heures et de revenus est impératif pour éviter la suspension ou la réduction des droits.
Voici les règles à connaître pour éviter les erreurs et rester dans le cadre légal.
| Situation | Limites autorisées / Conditions à respecter |
|---|---|
| Arrêt maladie | Interdiction de travailler sauf autorisation médicale préalable |
| Chômage indemnisé | Activité autorisée avec déclaration obligatoire |
| Heures autorisées en chômage | Maximum 110 heures par mois (variable selon contrat) |
| Revenu à ne pas dépasser | Revenu mensuel brut inférieur au montant du chômage |
| Types de contrat autorisés | CDD, intérim, temps partiel |
| Déclaration obligatoire | À la CPAM (si en arrêt) et à Pôle emploi (si au chômage) |
- Une activité non déclarée peut entraîner un remboursement des aides perçues.
- Le nombre d’heures autorisé dépend du type de contrat et du montant de la rémunération.
- Le non-respect des règles peut mener à une suspension des droits ou à des sanctions financières.
- En arrêt maladie, même un travail à domicile est interdit sans accord préalable.
- Chaque changement de situation doit être signalé sans délai à l’organisme concerné.
Quelles sont les règles pour travailler pendant un arrêt maladie ?

Pendant un arrêt maladie, toute activité rémunérée est interdite par défaut. Seule une autorisation expresse du médecin traitant et de la CPAM peut permettre d’exercer une activité, même à temps partiel. Cette autorisation doit être clairement précisée sur l’arrêt de travail. À défaut, tout revenu généré pendant cette période est considéré comme indûment perçu.
Ce principe est encadré par les dispositions de l’assurance chômage maladie, qui visent à garantir l’équilibre entre soutien financier et respect des règles médicales.
Les contrôles sont fréquents, et un travail non autorisé peut entraîner la suppression des indemnités journalières, voire un signalement pour fraude.
Est-il possible de cumuler un emploi avec des indemnités journalières de maladie ?
Le cumul est très encadré. Il est uniquement autorisé dans deux cas :
- Vous bénéficiez d’un temps partiel thérapeutique prescrit par le médecin, validé par l’employeur et accepté par la CPAM.
- Vous êtes en arrêt maladie pour un emploi, mais exercez une autre activité déjà connue de la CPAM, avec son accord explicite.
En dehors de ces cas, tout cumul est interdit. La CPAM peut réclamer le remboursement des indemnités versées et suspendre les droits.
Peut-on travailler tout en percevant l’allocation chômage ?
Oui, sous certaines conditions. Vous pouvez exercer une activité professionnelle réduite tout en continuant à percevoir une partie de l’allocation chômage. Le cumul partiel est autorisé à condition de déclarer l’activité à Pôle emploi chaque mois.
La durée de travail et le montant des revenus déterminent le montant de l’allocation ajustée. Si vous dépassez les plafonds, les indemnités peuvent être réduites ou suspendues, mais jamais définitivement perdues : elles sont reportées à la fin du contrat.
Combien d’heures peut-on travailler sans perdre ses allocations chômage ?

Pôle emploi ne fixe pas un nombre d’heures fixe, mais impose un plafond global de revenus à ne pas dépasser. Cependant, une activité réduite ne peut pas dépasser 110 heures par mois, en principe.
Si vous touchez un revenu brut inférieur à 70 % de votre salaire antérieur, vous pouvez cumuler ce revenu avec une partie de votre allocation. Pôle emploi déduit 70 % du salaire brut perçu de votre allocation mensuelle.
Exemple : si vous touchez 1 000 € d’allocations et gagnez 500 € brut, Pôle emploi retirera 350 € (70 % de 500) de vos droits pour le mois.
Le travail à temps partiel est-il compatible avec le chômage maladie ?
Le chômage maladie n’est pas un statut officiel, mais une situation particulière dans laquelle une personne indemnisée par Pôle emploi tombe malade. Dans ce cas :
- Si vous êtes en arrêt complet, vous percevez des indemnités journalières de la CPAM, et vous ne pouvez pas travailler.
- Si vous êtes en temps partiel thérapeutique, cela doit être validé par votre médecin, Pôle emploi et la CPAM.
En dehors de ces situations, tout travail est interdit.
Quels types de contrats sont autorisés dans cette situation ?
En situation de chômage, vous pouvez accepter différents types de contrats :
- CDD
- Contrat d’intérim
- Temps partiel
- Contrat d’usage ou extra (dans l’hôtellerie-restauration, par exemple)
Peu importe le contrat, vous devez déclarer vos heures et votre rémunération à Pôle emploi dès le mois concerné. Cela permet de recalculer vos droits sans les suspendre définitivement.
En arrêt maladie, aucun contrat n’est autorisé sans accord explicite de la CPAM.
Faut-il déclarer son activité à Pôle emploi et à la CPAM ?

Oui, obligatoirement.
- En chômage, chaque heure travaillée et chaque euro gagné doit être déclaré sur votre actualisation mensuelle.
- En arrêt maladie, toute activité, même bénévole ou à domicile, doit être signalée à la CPAM pour validation.
Une absence de déclaration est considérée comme une fraude. Cela peut entraîner des sanctions : suspension des droits, remboursement des sommes perçues, voire poursuites pénales.
Quels sont les risques en cas de non-déclaration ou de dépassement des limites ?
Les risques sont lourds :
- Suspension des indemnités (chômage ou maladie)
- Remboursement des aides perçues
- Radiation de Pôle emploi
- Amendes ou poursuites en cas de fraude caractérisée
Un contrôle peut être déclenché à tout moment, notamment via les déclarations croisées entre administrations. Mieux vaut toujours signaler sa situation, même en cas de doute.
Existe-t-il des exceptions ou des aménagements selon les situations ?
Oui, dans certains cas précis :
- Temps partiel thérapeutique : autorisé avec validation médicale
- Travail adapté à domicile : possible si validé par la CPAM pendant l’arrêt
- Cumul activité-retraite : si vous êtes retraité partiel et indemnisé par Pôle emploi, certaines dérogations existent
- Bénévolat encadré : autorisé en arrêt maladie s’il est compatible avec votre état de santé et signalé à la CPAM
Chaque exception doit être validée au préalable, par écrit. Sans validation explicite, elle n’est pas reconnue.

